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Vendredi 16 octobre 2026 Dernier article Trêve hivernale 2026-2027 : droits et protection Publié il y a 7 h
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Congé paternité : 25 jours ou 32 jours selon le cas
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Famille

Congé paternité : 25 jours ou 32 jours selon le cas

Congé paternité : 25 jours pour naissance simple, 32 pour multiples. Minimum 4 jours après le congé de naissance de 3 jours rémunérés par l'employeur.

Célia DumasCélia DumasRédactrice 11 min de lecture
Dans cet article6 parties
  1. Durée du congé paternité
  2. Indemnisation CPAM
  3. Congé supplémentaire de naissance (2026)
  4. Congé de naissance : les 3 premiers jours
  5. Maintien de salaire par l’employeur
  6. Démarches et délais

En France, un salarié en CDI ou CDD qui attend un enfant bénéficie d’un congé paternité de 25 jours calendaires en cas de naissance simple, ou de 32 jours calendaires en cas de naissances multiples. Cette période se divise en trois volets distincts : le congé de naissance (3 jours rémunérés par l’employeur), le congé paternité proprement dit (indemnisé par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie), et depuis 2026, un nouveau congé supplémentaire optionnel d’un à deux mois. L’indemnisation varie selon le type de congé et la structure de votre dernier salaire.

Durée du congé paternité

La durée du congé paternité est codifiée et dépend du nombre d’enfants nés. Pour une naissance unique, le congé s’élève à 25 jours calendaires. Lorsqu’il y a des naissances multiples (jumeaux, triplés…), cette durée passe à 32 jours calendaires.

Le congé paternité doit être pris dans les délais légaux suivant la date de naissance de l’enfant. Parmi ces jours, au minimum 4 jours doivent obligatoirement être pris après le congé de naissance (celui de 3 jours rémunérés par l’employeur). Cela signifie que vous ne pouvez pas prendre la totalité de votre congé paternité uniquement avant la naissance ou immédiatement après les 3 jours initiaux.

La façon de répartir ces jours dans le temps, notamment si le fractionnement en plusieurs périodes est possible, doit être vérifiée auprès de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie et de votre employeur. Les modalités peuvent varier selon les situations et les accords en vigueur.

Indemnisation CPAM

L’indemnisation du congé paternité n’est pas assurée par votre employeur, mais par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Pendant votre absence, votre contrat de travail est suspendu, ce qui signifie que vous ne recevez pas automatiquement votre salaire habituel. C’est la CPAM qui verse une indemnité journalière (IJ) selon des règles de calcul précises.

Le montant de cette indemnité journalière se calcule de la façon suivante : prenez la somme de vos trois derniers salaires bruts, divisez-la par 91,25, puis multipliez le résultat par 79 %. Cette formule vous permet d’estimer votre indemnité avant même de faire la demande auprès de la CPAM.

Cette indemnité journalière est plafonnée à 104,02 € par jour maximum en 2026. Elle ne peut pas être inférieure à 11,12 € par jour (montant minimum légal). Pour la plupart des salariés, c’est le calcul des trois derniers salaires qui détermine le montant final, dans la limite de ce plafond.

La CPAM verse cette indemnité tous les 14 jours, et non chaque jour ouvré. Vous recevrez donc vos allocations par virement bancaire de façon régulière pendant toute la durée de votre congé. Le délai entre votre demande officielle et le premier versement varie selon le traitement administratif ; il est recommandé de faire votre demande dès que possible après avoir informé votre employeur, pour ne pas différer l’arrivée des premiers paiements.

Congé supplémentaire de naissance (2026)

Une nouveauté apparue au 1er juillet 2026 a introduit un congé supplémentaire optionnel pour les pères. Cet ajout prolonge les droits paternels et offre davantage de flexibilité aux jeunes pères qui souhaitent rester plus longtemps auprès de leur enfant après la naissance.

Ce congé supplémentaire a une durée de 1 ou 2 mois au choix du père. Contrairement au congé paternité des 25 ou 32 jours, qui est indemnisé par la CPAM, ce nouveau congé est indemnisé différemment : vous percevez 70 % de votre salaire net le premier mois, puis 60 % du salaire net le second mois si vous optez pour les deux mois. Si vous ne prenez qu’un mois, seul le taux de 70 % s’applique.

Ces indemnités du congé supplémentaire proviennent de votre employeur et ne sont pas gérées par la CPAM. Elles s’ajoutent aux 25 jours (ou 32 jours) du congé paternité standard. Vous pouvez donc bénéficier des deux systèmes d’indemnisation de manière cumulative : d’abord vos allocations CPAM pour les 25 jours, puis les versements d’indemnités partielles de votre employeur pour les 1 ou 2 mois supplémentaires.

Comme ce droit est très récent (juillet 2026), les conditions précises d’accès et les restrictions potentielles doivent être clarifiées auprès de votre employeur et de la CPAM selon votre secteur d’activité et votre convention collective.

Congé de naissance : les 3 premiers jours

Avant même d’accéder au congé paternité proprement dit, le salarié bénéficie d’un congé de naissance de 3 jours. Cette période est entièrement rémunérée par l’employeur : vous continuez à percevoir votre salaire habituel, sans retenue, pendant ces trois jours.

Ces 3 jours peuvent être pris avant la date prévisionnelle d’accouchement ou après la naissance réelle de l’enfant. Il n’y a pas d’obligation de les utiliser immédiatement ; vous pouvez les répartir au moment qui vous convient, en accord avec votre employeur. Beaucoup de pères les utilisent dans la semaine entourant la naissance pour gérer les démarches administratives et accompagner leur compagne et l’enfant.

Contrairement aux 25 jours du congé paternité, ces 3 jours de congé de naissance ne relèvent pas de la CPAM et ne nécessitent pas de démarche d’indemnisation auprès d’une caisse. C’est votre employeur qui assume directement le maintien du salaire. Aucun délai administratif important ne s’oppose à leur usage : vous pouvez les demander dans un délai court, selon les usages de votre entreprise.

Maintien de salaire par l’employeur

Il est important de distinguer le congé de naissance (3 jours rémunérés, maintien de salaire automatique) du congé paternité proprement dit (25 ou 32 jours, indemnité CPAM). Pendant le congé paternité, votre contrat de travail est suspendu, ce qui signifie que l’employeur n’a pas l’obligation légale de maintenir votre salaire. Seule la CPAM intervient avec son indemnité calculée selon la formule décrite précédemment.

Cependant, de nombreuses entreprises ou secteurs d’activité ont signé des conventions collectives ou accords d’entreprise qui prévoient un maintien de salaire total ou partiel pendant le congé paternité. Ces accords négociés au niveau du secteur ou de la structure peuvent vous garantir de percevoir un pourcentage significatif de votre salaire habituel, ou l’intégralité, sans que vous n’ayez à attendre uniquement l’indemnité CPAM.

C’est auprès de votre entreprise que vous devez vérifier si un tel accord existe. Consultez votre convention collective, votre contrat de travail ou posez la question directement à la direction des ressources humaines. Si un accord prévoit un maintien, l’entreprise complète généralement l’indemnité CPAM pour atteindre le montant convenu. Si aucun accord n’existe dans votre secteur, vous recevrez uniquement l’indemnité CPAM, généralement inférieure à votre salaire net habituel.

Démarches et délais

Pour exercer votre droit au congé paternité, vous devez respecter un ordre précis de démarches et de délais. La première étape consiste à informer votre employeur par écrit au moins 1 mois avant le début du congé envisagé. Cette notification peut prendre la forme d’une lettre recommandée avec accusé de réception, d’un courrier simple conservé avec une copie, ou d’un document dûment signé remis en main propre.

Dans cette notification, vous devez préciser les dates exactes du congé paternité que vous souhaitez prendre. Il est aussi prudent d’y mentionner les 3 jours du congé de naissance si vous ne les avez pas encore pris. Cette demande écrite crée une trace officielle et facilite le traitement administratif côté entreprise.

Après accord implicite ou explicite de votre employeur, vous devez transmettre à votre CPAM une demande d’indemnité journalière. Votre employeur peut se charger de cette transmission, ou vous pouvez la faire directement. Le dossier à la CPAM comprend généralement votre demande d’indemnité, un certificat de naissance de l’enfant ou un document prouvant la date de naissance, et parfois des justificatifs de salaire.

Une fois votre dossier reçu et validé par la CPAM, il s’écoule une période avant le premier versement. Les indemnités vous sont versées ensuite tous les 14 jours par virement bancaire. Pendant cette période d’attente administrative, vous pouvez vous présenter à votre travail ou rester en congé selon votre arrangement avec l’employeur ; c’est à vous et votre entreprise de trouver un accord si la CPAM tarde à verser.

Le congé paternité peut-il être fractionné ?

Les conditions de fractionnement du congé paternité (par exemple, prendre une période maintenant, puis une autre plus tard) doivent être examinées au cas par cas auprès de votre CPAM et de votre employeur. Les critères acceptés peuvent varier selon les dossiers et les caisses. Il est donc sage de poser la question à votre CPAM et à votre direction avant de prévoir un quelconque fractionnement.

Le congé paternité affecte-t-il le calcul de ma retraite ?

La suspension de contrat pendant le congé paternité soulève des questions sur la reconnaissance des jours aux fins du calcul de carrière pour la retraite. Les règles varient selon votre régime (salarié privé, fonction publique, etc.) et selon l’accord d’entreprise en vigueur. Pour une réponse précise concernant votre future pension, il est recommandé de consulter directement votre caisse de retraite ou un professionnel spécialisé en droit du travail.

Peut-on demander un retour progressif ou un télétravail après le congé paternité ?

La loi ne prévoit pas de droit spécifique à un retour progressif ou à une adaptation du travail après le congé paternité. Cela relève du domaine de la négociation avec votre employeur. Certaines entreprises l’acceptent volontiers ; d’autres refusent. C’est à discuter avant ou au moment de votre retour, selon la politique interne de votre structure.

Qu’en est-il si je suis en CDD ou en contrat à durée limitée ?

Le congé paternité s’applique aussi aux salariés en contrat à durée déterminée (CDD). Cependant, les modalités et les restrictions peuvent être plus strictes pour les contrats de très courte durée. C’est un point à clarifier avec votre employeur et votre caisse, car certaines situations particulières peuvent entraîner des refus ou des conditions spéciales d’indemnisation.

Quels documents dois-je fournir à la CPAM ?

La CPAM demande généralement une demande d’indemnité journalière, un certificat de naissance de l’enfant attestant la filiation et la date de naissance, et une attestation de salaire des trois derniers mois (souvent fournie par votre employeur). Chaque caisse peut avoir des exigences légèrement différentes ; il est prudent de les consulter ou de vérifier sur leur site avant de constituer le dossier.

Comment puis-je calculer mon indemnité journalière avant d’en faire la demande ?

Vous pouvez faire une simulation en appliquant la formule : (somme de vos trois derniers salaires bruts ÷ 91,25) × 79 %. Le résultat donne votre indemnité journalière brute, plafonnée à 104,02 € et minorée à 11,12 € comme montant minimum. Vous trouverez vos trois derniers salaires bruts sur vos bulletins de paie. Si vous avez besoin d’aide pour ce calcul, votre service RH ou la CPAM peuvent vous assister.

Le congé supplémentaire de 2026 est-il automatique ou faut-il l’activer ?

Le nouveau congé supplémentaire créé au 1er juillet 2026 est optionnel : vous devez l’activer en le demandant auprès de votre employeur. Ce n’est pas un droit qui s’applique automatiquement. Si vous souhaitez en bénéficier, vous devez en exprimer l’intention lors de votre demande initiale de congé paternité, ou la signaler à votre employeur dès que possible. Les conditions précises d’accès doivent être vérifiées auprès de votre employeur et de la CPAM.


Remarque importante : Cet article présente les règles et délais en vigueur en octobre 2026. Le droit du travail et les modalités de la sécurité sociale évoluent régulièrement. Les chiffres (montants d’indemnité, plafonds) sont ceux en vigueur à cette date. Pour une situation personnelle, consultez votre employeur, votre CPAM ou un professionnel du droit du travail, qui adaptera ces informations à votre cas spécifique. Cet article n’est pas un avis juridique et ne remplace pas une consultation auprès des organismes compétents.

Célia Dumas
Écrit par

Célia Dumas

Rédactrice · Famille, santé, cuisine, maison, argent

Célia Dumas écrit sur la famille, la santé, la cuisine, la maison et l’argent du foyer : des réponses claires aux questions du quotidien, avec les sources officielles pour vérifier.