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Relevé de l'existant : de la façade au toit, le logement mis à plat
Photo Jan van der Wolf / Pexels
Actualité

Relevé de l’existant : de la façade au toit, le logement mis à plat

Relevé de l'existant : plans d'intérieur, façades, toitures, héberges, scanner 3D et fichiers DWG. Ce que fait un géomètre pour votre projet à Paris.

Manon RousseauManon RousseauRédactrice 9 min de lecture
Dans cet article7 parties
  1. Un relevé de l’existant, concrètement, c’est quels plans ?
  2. Façades, toitures, héberges : les plans qu’on oublie de demander
  3. Scanner 3D, drone, station totale : comment le géomètre mesure
  4. Du nuage de points au fichier DWG, ce que vous recevez
  5. Surélévation, extension, achat : à quoi sert le relevé de votre logement
  6. Un cabinet ouvert aux particuliers comme aux architectes
  7. Questions fréquentes

Vous préparez une surélévation, une extension ou l’achat d’un appartement ancien, et l’architecte vous réclame « les plans de l’existant » ? Bien souvent, personne ne les a. Ou alors ils datent d’avant la cloison abattue en 1998 et la cuisine déplacée. Voilà le métier du géomètre-topographe : il réalise un relevé architectural précis du bâtiment tel qu’il est aujourd’hui, puis le redessine.

Implanté à Épinay-sur-Seine, le cabinet Géomètre sur Mesure réalise ce type de relevé pour les particuliers comme pour les professionnels, à Paris, en grande couronne et, quand le projet l’exige, partout en France. Ce relevé de l’existant sert de base à tout ce qui se dessine ensuite.

Un relevé de l’existant, concrètement, c’est quels plans ?

Derrière l’expression se cache un dossier de plans, pas un document unique. Sur sa page consacrée aux relevés, Géomètre sur Mesure cite les plans d’intérieur, les plans de niveaux, les coupes, les façades, les toitures et les plans d’héberges. Il faut ajouter le plan topographique, qui couvre le terrain et son environnement, et le plan de corps de rue, qui représente les façades, la voirie et les aménagements urbains.

Celui que tout le monde imagine, c’est le plan d’intérieur : les pièces, leurs dimensions, les éléments existants. Les autres comptent tout autant. À mon sens, un particulier gagne à penser au relevé comme à une radiographie complète du logement. Dessiner seulement la pièce à rénover ne suffit pas.

Ces documents donnent une représentation fiable de ce qui est construit. Pour la conception, la rénovation ou la préparation de travaux, tout le monde part donc de la même base mesurée, et personne ne travaille sur une estimation.

Façades, toitures, héberges : les plans qu’on oublie de demander

Le plan de façade relève les élévations et les éléments architecturaux : les ouvertures, les modénatures, les balcons. Côté toit, on relève les pentes, les faîtages et les équipements posés dessus. Reste le plan d’héberges, le plus méconnu. D’après le cabinet, il s’agit du relevé des murs mitoyens et des limites entre bâtiments.

Pourquoi ces trois-là comptent-ils autant pour un particulier ? Parce que l’administration les demande. L’article R431-10 du Code de l’urbanisme, celui qui fixe le contenu du projet architectural d’un permis de construire, exige le plan des façades et des toitures. Quand on modifie un bâtiment existant, il demande aussi l’état initial et l’état futur, avec un plan en coupe. Pour dessiner l’état futur d’une façade qu’on surélève, il faut donc d’abord son état initial, mesuré. Un relevé de l’existant complet fournit justement cet état initial.

Le saviez-vous ?

Pour un bâtiment existant que l’on modifie, le Code de l’urbanisme (article R431-10) demande de montrer les façades et toitures dans leur état initial et dans leur état futur. Le service patrimoine de l’État dans le Rhône (UDAP 69) conseille même de présenter ces deux états sur deux plans distincts, pour que l’instructeur les lise plus facilement. Source : Code de l’urbanisme, art. R431-10 ; fiche « Recevabilité du permis de construire », UDAP du Rhône, ministère de la Culture.

Scanner laser 3D sur trépied dans une pièce pour le relevé de l'existant d'un logement

Scanner 3D, drone, station totale : comment le géomètre mesure

Le mètre ruban a pris sa retraite. Géomètre sur Mesure choisit ses instruments selon le bâtiment : scanner 3D, station totale, drone, niveau de chantier, distancemètre. Sa page le dit clairement : « en règle générale, nous avons recours au scanner 3D ».

Le principe est simple. Posé sur son trépied au milieu d’une pièce, le scanner balaie tout ce qui l’entoure et enregistre des millions de points. Murs, plafonds, poutres, tuyaux apparents. On le déplace de pièce en pièce, et l’ensemble se recolle en un modèle unique du logement. La station totale, elle, sert aux mesures ciblées : un angle, une hauteur, un point de référence.

Le drone prend le relais là où l’on ne monte pas facilement. Ses drones embarquent des caméras thermiques, du LIDAR et des appareils de photographie aérienne. Pour une toiture parisienne en zinc à six étages du sol, c’est franchement la méthode la plus sensée. Ce savoir-faire s’applique aussi aux bâtiments anciens ou classés, ceux où chaque mur a sa propre courbe et où un plan « théorique » ne colle jamais à la réalité.

Du terrain au fichier : le parcours d’un relevé de l’existant

1. Mesurer

Scanner 3D (le plus utilisé), station totale, drone (caméra thermique, LIDAR), niveau de chantier, distancemètre.

2. Dessiner

Plans d’intérieur, de niveaux, coupes, façades, toitures, héberges, plan topographique, plan de corps de rue.

3. Livrer

Nuages de points, plans 2D, coupes, modèles 3D, maquettes BIM sous Autodesk Revit ; fichiers DWG et PDF avec données planimétriques et altimétriques.

Source : pages « Relevés & plans » et « Scanner 3D & Modélisation » de Géomètre sur Mesure, lues le 18/10/2026.

Du nuage de points au fichier DWG, ce que vous recevez

Ce que vous recevez, ce sont des fichiers DAO/CAO, en DWG et en PDF, avec des données planimétriques (ce qui se voit en plan, à plat) et altimétriques (les hauteurs, les niveaux). Le PDF se lit sur n’importe quel ordinateur. Le DWG s’ouvre dans les logiciels de dessin des architectes et des bureaux d’études, qui le reprennent directement pour dessiner le projet.

Après un passage au scanner 3D, la liste s’allonge : nuages de points, plans 2D, coupes, modèles 3D et maquettes BIM. Cette maquette, réalisée sous Autodesk Revit selon la méthode dite « Scan to BIM », est décrite par le cabinet comme un jumeau numérique de l’ouvrage, conçu sur mesure.

Vu par un particulier, le nuage de points peut sembler abstrait : une image faite de millions de petits points colorés. C’est pourtant un capital. Le jour où un artisan a besoin d’une cote oubliée, elle est déjà dans le fichier, sans nouveau déplacement.

Mon conseil : demandez dès le départ le format qu’attend votre architecte ou votre maître d’œuvre. Le géomètre adapte le livrable au projet, et le devis, gratuit, se construit sur cette base.

Plan d'intérieur d'un logement issu d'un relevé de l'existant, posé sur une table

Surélévation, extension, achat : à quoi sert le relevé de votre logement

Prenons trois situations courantes. La surélévation d’abord : on ajoute un niveau au-dessus de l’existant, ce qui demande de connaître précisément la toiture, les façades et les murs mitoyens. Toiture, élévations, héberges : tout y passe. L’extension ensuite : le plan topographique situe le bâtiment sur son terrain et dans son environnement, et c’est sur lui que l’architecte pose le nouveau volume.

Troisième cas, celui qui concerne le plus de lecteurs
l’achat ou la vente en copropriété. Là, l’offre dépasse les simples plans. Elle comprend la mise en copropriété, la rédaction de l’état descriptif de division, les plans des lots et le certificat de mesurage dit loi Carrez. Comme le cabinet le rappelle, ce certificat est obligatoire en cas de vente ou de mise en copropriété, dès que la surface du bien est supérieure ou égale à 8 m².
Le géomètre contrôle d’autres surfaces encore
surface habitable, surface de plancher, SHON et SHOB, surface utile, surface commerciale, surface de stockage. Chacune répond à une question différente, et je trouve qu’on gagne du temps à les faire mesurer par le même cabinet que les plans. Les chiffres sortent du même relevé, ils concordent forcément.

Un cabinet ouvert aux particuliers comme aux architectes

On imagine volontiers le géomètre réservé aux promoteurs et aux grands chantiers. Architectes, promoteurs, bureaux d’études et collectivités font bien partie de ses clients, mais sa page le dit sans détour : le cabinet intervient « du particulier au professionnel ».

Son activité couvre aussi l’implantation d’ouvrages, l’étape où l’on reporte sur le terrain l’emplacement exact de ce qui va être construit. Le mot intimide ? Il désigne simplement le moment où le futur bâtiment prend sa place réelle sur le terrain.

Le premier geste, finalement, est simple. Décrivez votre projet (surélévation, achat, mise en copropriété), dites quels plans votre architecte attend, et demandez le devis. Il est gratuit et adapté à votre projet. Vous partirez ensuite de mesures réelles.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un relevé de l’existant ?

C’est la mesure d’un bâtiment tel qu’il est construit, traduite en plans : intérieurs, niveaux, coupes, façades, toitures, héberges. Le plus souvent, Géomètre sur Mesure le réalise au scanner 3D et le livre en fichiers DWG et PDF.

Un particulier peut-il commander un relevé architectural ?

Oui. Ses interventions vont « du particulier au professionnel », à Paris, en grande couronne et partout en France si le projet l’exige, avec un devis gratuit et adapté au projet.

Qu’est-ce qu’un plan d’héberges ?

Il s’agit du relevé des murs mitoyens et des limites entre bâtiments. Il est utile dès qu’un projet touche à un mur partagé, par exemple pour une surélévation en ville.

À partir de quelle surface le certificat Carrez est-il obligatoire ?

Dès que la surface du bien est supérieure ou égale à 8 m², en cas de vente ou de mise en copropriété. Géomètre sur Mesure l’établit, ainsi que l’état descriptif de division et les plans des lots.

Sources

Géomètre sur Mesure : pages « Relevés & plans », « Scanner 3D & Modélisation », « Clients & Projets » et page d’accueil, lues le 18/10/2026.

Code de l’urbanisme, article R431-10 (contenu du projet architectural du permis de construire), consulté le 18/10/2026.

UDAP du Rhône, ministère de la Culture : fiche « Procédure – Recevabilité du permis de construire », consultée le 18/10/2026.

Commune de Montigny-sur-Loing : guide d’aide à la déclaration préalable (mars 2025), consulté le 18/10/2026.

Manon Rousseau
Écrit par

Manon Rousseau

Rédactrice · Voyage, mobilité, loisirs, tech, actualité

Manon Rousseau couvre le voyage, la mobilité, les loisirs, la tech pratique et l’actualité qui change la vie de tous les jours : itinéraires, outils et dates à retenir, vérifiés à la source.